Haïtiens amoureux du carnaval n'ont pas eu la chance de se défouler l'année dernière à cause du séisme du 12 janvier qui a durement frappé le pays. Un événement qui a laissé un vide et un deuil sans précédent dans la population. Mais que faire puisque que le passé est derrière ?
Cette année, organiser le carnaval en Haïti, fait l'objet de grands débats dans les medias entre les organisateurs et certains membres de la société civile autour de la tenue ou non de cette grande activité culturelle. Quand on considère l'ensemble des occupants du Champ de Mars, les conditions de vie des gens vivant sous les tentes ; de surcroit, la population qui ne se remet pas jusqu'à présent de son deuil, les épidémies qui frappent la population et autres, on pourrait dire que la tenue de cette activité est en contradiction avec les conditions matérielles et l'état d'âme du peuple. Cependant, malgré la complexité de la situation actuelle du pays et les opinions divergentes du grand public, Foi et Joie Haïti, œuvre sociale et intégrale, a décidé d'organiser le carnaval pour ses enfants. Nous le faisons pas parce que nous sommes insensibles à cette situation, d'ailleurs nous sommes tous des haïtiens, mais parce que nous voulons saisir cette opportunité pour continuer à inculquer à nos enfants les vraies valeurs, particulièrement celles qui peuvent les aider à changer leur condition et à travailler pour la transformation de la société.
Carnaval, c'est un moment de défoulement où le peuple se décharge de ses tensions psychologiques dans un lieu salutaire c'est aussi un moment durant lequel on peut découvrir les talents et de s'identifier en tant que peuple, de se fraterniser entres groupes qui en temps normal ne se rencontrent pas.
Chers enfants, chers collaborateurs, nous sommes ici présents pour lier amitié avec les autres écoles du réseau, faire la promotion de notre culture, de nos valeurs, de nos enfants en exécutant leurs talents et montrer que nous pouvons continuer à vivre en conjuguant nos efforts en dépit de nos différences.
C'est d'abord, chercher le problème qui nous empêche de fonctionner comme une vraie nation, l'identifier, l'observer, réfléchir et se questionner, se référer aux sources culturelles enfin discerner pour pouvoir choisir les meilleures solutions. Celles-ci, une fois trouvée, doivent être utiles et à la portée de tous : famille, quartier, communauté etc. .
On ne peut prétendre développer, reconstruire un pays en mettant de côté sa culture et ses valeurs qui sont l'âme d'un peuple.
La culture est répertoire de solution aux problèmes et passions des gens (humains) à un certain moment dans un certain contexte
L'Art lie à nos émotions. (Créativité)
Le Savoir (connaissance)
La civilisation lie aux modes de pratique, coutumes, mœurs, valeurs.
A l'heure actuelle, Haïti a besoin d'une nouvelle orientation. Lié notre situation à cette définition, ne serait- il pas important d'exploiter ce moment populaire pour repenser l'organisation de notre carnaval ? Ne serait– il pas mieux de véhiculer, d'intérioriser de vraies valeurs telles que la fraternisation, d'échanges et de valorisation de talents durant ces moments de défoulement.
Nou kwè se nan valorize kilti nou, n'ap kapab devlope peyi n e se atravè edikasyon, kilti nou yo ak valè nou yo ap ede nou oryante timoun ak jenès nou yo.

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